samedi 24 août 2013

CHAQUE JOUR QUE DIEU FAIT, un film de Paolo Virzi - Sortie le 4 septembre


Une bonne comédie italienne comme on les aime !

Chaque jour que dieu fait… Un film de Paola Virzi. www.lavieetbellemag.com


Guido et Antonia sont des amoureux que tout oppose et tout rapproche. Il est patient, cultivé, posé. Il travaille la nuit comme portier dans un hôtel et étudie les langues anciennes.

Elle est angoissée, instable, susceptible et fière de son manque d’érudition. Elle travaille de jour dans une entreprise de location de voiture. Elle veut devenir chanteuse.

Ils partagent des tranches de vies brèves, au petit matin, quand elle part alors que Guido rentre.

Un jour, ils décident d’avoir un enfant…

Forcément, dans une comédie italienne, l’enfant tarde à venir… ce qui conduit le spectateur de crises de couple en salle d’attente de clinique, d’examen du sperme à scène de jalousie avec les ex, de longues conversations avec la gynécologue à situations cocasses lorsqu’on envisage la FIV…

On rit et c’est bon…

Chaque jour que dieu fait - Sortie le 4 septembre.

LETTRE À MOMO, un film japonais de Hiroyuki Okiura - Sortie le 25 septembre

Fans du studio Ghibli, amateurs de films d’animation japonais, de manga et de poésie vous allez être "heureusement" servis…

À onze ans, Momo et sa mère déménagent sur une petite île de Shio où le temps s’est arrêté il y a fort longtemps. Au point que d’étranges phénomènes, fort effrayants pour la fillette surviennent sans éveiller de réelles inquiétudes. Pourtant Momo n’est pas folle. Depuis le jour où sur le bateau qui les conduisait, sa mère et elle loin de Tokyo, et où trois gouttes d’eau lui sont tombées sur l’épaule, elle voit des monstres !

Lettre à Momo, un film à voir dès le 25 septembre, pour les fans des studios Ghibli.


Pas de quoi la rassurer… Elle qui vient de perdre son père. Un marin, disparu en mer. Tout ce qui lui reste, c’est un début de lettre qu’il lui a écrit avant son départ, qui commence par "Chère Momo"…
Momo s’ennuie ferme sur son île. Toutes les tentatives pour intégrer le peu de jeunesse locale échouent. Et ces monstres, de plus en plus visibles, qu’elle seule voit, qui lui parlent vont finir par remplir sa vie…
Débute alors une étrange amitié où les plus tyranniques ne sont pas ceux que l’on croit…
Évidemment ces monstres ne sont pas là par hasard…

Entièrement réalisé de façon traditionnelle - à la main, ce film d’animation a nécessité 7 ans de travail. Tout en profondeur et en sensibilité, il nous conte l’histoire émouvante de la fin de l’enfance. Visuellement impeccable et même mieux que ça, Lettre à Momo réserve des moments de franche rigolade.

Lettre à Momo de Hiroyuki Okiura - Sortie le 25 septembre

vendredi 23 août 2013

The Way, le dernier film de Emilio Estevez avec Martin Sheen. Au cinéma le 25 septembre

Faire la route ensemble pour :
  • tout recommencer
  • essayer de comprendre
  • se faire face
  • se pardonner… peut-être

Tom Avery (Martin Sheen), médecin américain confortablement installé dans une vie de routine se rend en France, où son fils vient de disparaître dans un accident de montagne. À son arrivée, il est accueilli par le Capitaine Henri (Tchéky Karyo), un gendarme au grand coeur qui lui apprend que son fils venait tout juste de débuter le "camino", le Chemin de Compostelle. Forcé de ramener le corps de son fils aux USA, se pose la question de la meilleure façon de le faire. L’incinération semble la méthode la plus simple.
Mais à la sortie du crématorium, tout a changé dans la tête de Tom. Il va faire le camino. Pour comprendre les raisons de son fils croit-il ? En réalité, il ira bien au-delà…

The Way (chemin de Compostelle), en salles le 25 septembre. www…lavieestbellemag.com


Sur sa route, il croise bien des personnages. Peu retiennent son attention. Mais avec leur mystère, leur gouaille, leur secret, Jack l’Irlandais, Sarah la canadienne et Joost le hollandais vont réussir à pénétrer le coeur de Tom. La tâche est ardue mais "marcher ensemble" crée des liens indéfectibles.

J’ai adoré ce film. Il parle de gens complexes, simples, généreux, attachants. Il parle de la vie. Il dit à la fois combien tout est lourd, compliqué et combien tout pourrait être plus simple.

Aucun effet spécial (et pourtant je les aime), rien qu’une belle histoire d’humains qui acceptent de n’être que ce qu’ils sont. Sans fard ! Et si parfois, une émotion vous bloque la gorge, ce n’est pas grave, on n’est pas des robots quand même. Allez, bon camino.

The way, un film de Emilio Estevez avec Martin Shenn. Sortie le 25 septembre.


INFOS DE DERNIÈRE MINUTE
"THE WAY, La Route Ensemble" réalisé par Emilio Estevez avec Martin Sheen sortira le 25 Septembre. Des avant-premières exceptionnelles du film se sont déroulées depuis le 9 août dans des salles de cinéma situées le long des quatre chemins de Compostelle. 
Démarrant à Actes, à Gap (chemin d’Arles) ou au Puy-en-Velay (chemin du Puy), elles se sont prolongées à travers la France (comme à Sarlat, non loin de Rocamadour où étaient célébrés les 100 ans du pèlerinage) pour finir là où trois des chemins convergent : à Saint-Jean-Pied-de-Port le 20 août.
Les cinémas ont fait salle comble près de la frontière espagnole (Saint-Jean-Pied-de-port, Saint-Palais) mais aussi dans certaines des villes jalonnant le chemin (Tours, Castres, Périgueux, Compiègne, Caussade…). 
Les nombreux spectateurs semblaient ravis de l’émotion suscitée par le film. 
En 15 jours, "The Way la route ensemble" aura réuni 4000 spectateurs en avant-première dans une cinquantaine de cinémas, dont un tiers le long des quatre chemins de Compostelle. 
Encore une cinquantaine d’avant-premières se dérouleront dans toute la France d’ici début la rentrée de Septembre. 

jeudi 22 août 2013

DIANA, le nouveau film de Oliver Hirschbiegel au cinéma le 2 octobre

Nous avons tous été abreuvés par la vie et la mort de la Princesse Diana et nous croyons tout savoir sir Lady Di … Et bien non ! Ce tendre film s’attache à le prouver.

Deux ans, presque jour pour jour avant son accident mortel, Diana rencontre un chirurgien cardiaque, Hasnat Khan, au Royal Brompton hospital de Londres. Pour elle, dès le premier regard, c’est le coup de foudre. Non, c’est l’amour. Certainement celui qu’elle a attendu toute sa vie.
Diana avec Naomi Watts. © www.lavieestbellemag.com


Pour Hasnat, les évidences le sont… moins mais il est séduit par cette princesse qui ignore comment on fait cuire les pâtes, qui s’étonne qu’un hamburger se prépare (elle croyait qu’ils étaient tout faits) et qui regardant un match de foot, se demande à la fin de quelle équipe sont les bleus ? Après une courte valse-hésitation, les jeux sont faits, ils sont amoureux. Par miracle et à force de subterfuge, Diana réussit à cacher cette liaison pendant de longs mois. Des mois, où, la princesse se transforme en "presque" femme de tous les jours.
Ça ne durera pas.
Quand le pot-aux-roses est découvert par la presse britannique, la situation de cocasse devient franchement gênante. Rien ne va plus.
Le divorce ayant été prononcé, Diana est libre de se remarier. Mais bien des raisons retiennent Hasnat… Elle est Princesse, chrétienne, divorcée et mondialement célèbre. Il est musulman, a la passion de son métier et possède une famille qui s’oppose à ce mariage.
De toute façon, on connait la fin du film (et je n’ai jamais autant regretté que les smartphones n’aient pas existé en 1997)
Mais ce que la presse n’a pas raconté c’est l’histoire intime de cette princesse qui n’en pouvait plus d’être un fantasme international, qui voulait à tout prix être une autre. Etre une femme aimée et aimante. Par amour, elle aurait vécu dans un camping-car ou une roulotte. Ces combats, réussis, contre les mines anti-personnelles sont sans doute le visage le plus vrai et le plus sincère de Lady Diana. Et ce très joli film le montre avec acuité et vérité du coeur.

À voir et à revoir sans modération.


Diana, un film d’Oliver Hirschbiegel avec Naomi Watts et Naveen Andrews - En salles le 2 octobre 2013.

dimanche 23 juin 2013

LEAVE IT ON THE FLOOR, un film de Sheldon Larry - Sortie le 7 Août 2013.

Que l’on ne s’y trompe pas, Leave it on the floor présente une version "distrayante et attachante" d’une réalité sociale très concrète.

De nombreux jeunes sont violemment confrontés à l’homophobie ambiante. La situation de Brad reflète celle des jeunes homosexuels qui subissent quotidiennement des discours dégradants. Comme Brad, les jeunes sont poussés au désespoir. Le taux de tentatives de suicide des jeunes homosexuels est douze fois plus élevé que celui des jeunes hétérosexuels.

Leave it on the floor - www.lavieestbellemag.com


… Quelque part en Californie, des jeunes gens blacks, homos et Drag Queen, organisent des "battles" sur le dance floor. Chaque groupe est organisé en tribu, une famille fictive, recomposée autour d’affinités, d’attirances et surtout du talent de chacun. Les uns sont plus doués pour créer des vêtements, d’autres pour la coiffure, le maquillage. Le top, bien sûr, tant d’être bon, voire excellent en dance… Sous la direction de la légendaire Reine de la Scène "Mama Queef Latina", se déroule ainsi une vie régit par des règles strictes que tout le clan, s’engage à suivre.

Avec l’arrivée inopinée de Brad, chassé de chez lui par sa mère qui vient de découvrir son homosexualité, va naître un "gentil" bordel qui fiche en l’air l’autorité de Mama et sème la zizanie au sein du groupe. Le film s’appuie sur l’histoire d’amour naissante entre Brad et Carter pour décrypter les codes de ces battles, moments amusants et sexy, chorégraphiées telles des comédies musicales et pour dénoncer ce fléau social qu’est le refus de l’homosexualité de son enfant dans les communautés noires. Pour preuve, la très belle scène dans l’église qui oppose le clan des "straights" au clan des "homos", lors de l’enterrement de l’un des leurs, donne lieu à un échange en chanson "His name is Shauw and now he’s gawn" émouvant et magnifiquement interprété.

Au final, on découvre un monde bien réel, mal connu, attachant et cocasse qui fait ce qu’il peut pour vivre malgré tout.

Racistes, homophobes, passez votre chemin.

Les autres découvriront avec intérêt cette culture underground des ballets de Los Angeles et une bande d’acteurs magnifiques.

Leave it on the floor, sortie le 7 août 2013

dimanche 2 juin 2013

L’AUTRE VIE DE RICHARD KEMP, un film de Germinal Alvarez

Ne ratez pas ce film fabuleux, très réussi… Un polar à la française comme on les adore. Avec en prime un Jean-Hugues Anglade au mieux de sa forme et de son interprétation. Un véritable bonheur de le voir donner vie à un personnage attachant et efficace. Mélanie Thierry n’est pas en reste. Ils sont tous les deux sublimes dans cette étrange histoire de mort et d’amour…



Le Commandant Richard Kemp, la cinquantaine assumée, est un bon flic qui connaît ses dossiers et ne lâche rien. Quand il arrive sur les lieux de découverte d’un cadavre féminin, il lui semble reconnaître les protocoles d’un tueur en série, baptisé le "Perce-Oreille". Un meurtrier qu’il a traqué sans succès au début de sa carrière. Son seul témoin, Hélène Batistelli, ne lui est pas d’une grande utilité.

Quelques jours après, il est victime d’un étrange phénomène qui le renvoie 20 ans en arrière, en mai 1989, à la veille du premier meurtre du Perce-Oreille. Il va tout tenter pour empêcher cette succession de meurtres mais un type se met en travers de sa route : un inspecteur qui n’est autre que lui-même, 20 ans plus tôt…

Hélène, qui ignore tout de lui, va alors croiser son chemin…

L’autre vie de Richard Kemp (1h42) un film de Germinal Alvarez avec Jean-Hugues Anglade et Mélanie Thierry - En salles le 5 juin 2013.


OH Boy, un film de Jan Ole Gerster avec Tom Schilling

Il y a comme cela des jours où rien ne va. Pour Niko, éternel étudiant et rêveur incorrigible, les prochaines 24 heures seront déterminantes…

À peine réveillé, il veut prendre un café dans son nouvel appartement où trônent les cartons. Pas de chance, il n’a plus de café… Il sort pour en prendre un au bar du coin. Pas de chance, la machine est en panne… Plus loin, impossible de prendre autre chose qu’un cappucino plus cher qu’un simple expresso mais pas de chance, il n’a plus assez d’espèces. Il va au distributeur automatique de billets mais pas de chance, sa carte est avalée…
oh boy, un film de Jan Ole Gerster


Et chaque difficulté de cette interminable journée où tout va monter crescendo va devenir une véritable leçon de vie. Toute la journée face aux difficultés : sa copine le quitte, son père le convoque, il fait de mauvaises rencontres, il voudra se réconforter avec une bonne tasse de café…
Parti de chez lui éternel étudiant, il rentre le lendemain matin complètement différent. Filmé à la façon "nouvelle vague", en noir et blanc, ce sont les compagnons de route de Niko qui en dessinent le portrait. Celui d’un jeune trentenaire qui a besoin de grandir… Vite.

Oh boy, (1h25), sortie le 5 juin 2013

samedi 26 janvier 2013

LINCOLN de Steven Spielberg avec Daniel Day-Lewis

Un film réalisé par Steven Spielberg suscite toujours et partout dans le monde, une exceptionnelle attente de la part du public. Lincoln ne déroge pas à la règle. Pourtant nominé dans 12 catégories pour les Oscars, ayant cumulé 160 M$ de recette aux USA en 11 semaines d'exploitation (source BoxOffice USA), LINCOLN est un demi succès ou un demi échec. Pourquoi ?


Lincoln de Spielberg sur le Littéroscope de La Vie Est Belle Voyages
Lincoln de Spielberg sur le Littéroscope de La Vie Est Belle Voyages









































On lui reproche sa longueur. Sa trop longue introduction poussive. Son manque d'ambition. Annoncé comme un chef-d'oeuvre, ce biopic servi par une brochette d'acteurs émérites est l'adaptation par Tony Kushner de "Team of Rivals" de Doris Kearns Goodwin. 

Depuis 20 ans, Spielberg en rêve. 
Depuis 7 ans, il travaille dessus. 

Les images d'introduction nous jettent en pleine guerre… dans les vapeurs de poudre, dans la boue, dans la rage, les cris et la fureur. 

Suit une magnifique scène. Lincoln assis sur un banc posé sur une haute estrade, il est immense. Est-il vivant ou mort ? Est-ce une sculpture ? En ombre chinoise, dans le crépuscule d'une journée de guerre comme les autres, Lincoln, écoute avec attention deux soldats noirs et nordistes ! Le Président comme un père écoute et rassure, affligé d'envoyer d'aussi jeunes gens à la boucherie…

Ensuite, on pénètre une seconde phase du film. Celle des couloirs politiques. Celle, soporifique qui éloigne les spectateurs du film. Celle, pourtant indispensable, qui pose la situation politique du moment.

Il faut résister et atteindre la belle troisième partie du film. Celle où tout se joue. Celle où Madame Mary Todd Lincoln admoneste vertement Thaddeus Stevens. Un régal. Celle où pour gagner sa cause (abolir l'esclavage en jurant qu'il veut mettre fin à la guerre), Lincoln accepte de devenir un politicien politicard qui compose, paie, achète, ment…
Et arrive la sublime scène du vote du 13ème amendement que chaque spectacteur vivra en fonction de ses convictions personnelles. Les miennes étant celles d'Abraham Lincoln, j'étais scotchée sur mon siège, ne sachant trop si, historiquement, ce fut bien le 31 janvier 1865 que fut voté l'amendement. J'avais peur que ça ne passe pas !
Voir le visage éblouissant de fierté des candidat au non, finalement se prononcer pour un oui et ce faisant, comprendre dans un éclair le rôle essentiel qu'ils jouent pour le futur de leur nation… c'est magnifique.
La foule en liesse, les plans sur la bannière étoilée qui soudain prend tout son sens, cette unité créée ce jour-là et que nous lui envions encore aujourd'hui, toute cette grandeur de l'Amérique dont on rêve encore… tout cela est merveilleusement filmé et discrètement dit par un Steven Spielberg, fier de son pays, fier de sa nation, fier d'Abraham Lincoln… La légende !

Une légende incarnée par un Daniel Day Lewis au sommet de l'interprétation. En moins de 5 secondes, on se sent projeté dans le passé pour vivre l'aventure à ses côtés. Le visage de l'acteur est si proche de l'original, que je me demande comment il a réussi à sortir de ce rôle présidentiel. En campant avec brio ce seizième président des États-Unis d'Amérique, Daniel Day Lewis s'associe pour toujours à l'abolition de l'esclavage.

Un mot encore. Tommy Lee Jones au visage ravagé, au physique épuisé incarne Thaddeus Stevens. Un homme politique de premier plan, jouant double jeu, usant de sa puissance de conviction, pour atteindre - moment de grâce historique et cinématographique - son apogée dans les dernières secondes du film.

Alors voir ou pas voir Lincoln ? Je l'ai vu. Je le conseille…


Judith Lossmann


Lincoln de Steven Spieberg - En salles le 30 janvier 2013 - 

mardi 22 janvier 2013

HAPPINESS therapy, un film de David O. Russel

L'affiche est très sympathique, du coup on a envie de le voir. Puis arrivent les premières images, un peu loufoques. On commence à regretter. Puis, il y a des échanges verbaux "hurlants". Ça donne envie de fuir. À ce moment du film, on s'interroge. Est-ce un documentaire sur la folie ? Sur les patients bi-polaires ? Un remake de "Vol au-dessus d'un nid de coucou", version 2013 ?
Il suffit de patienter encore quelques minutes et le charme agit. Pour être honnête, il agit simultanément à l'arrivée de Jennifer Lawrence, encore plus frappée que Bradley Cooper. Hé oui, c'est possible.


Il est temps de parler du pitch.

Pat Solatano (Bradley Cooper) emménage chez ses parents à sa sortie de l'hôpital psychiatrique où il vient d'effectuer un séjour de 8 mois. Sa mère est venue le tirer des griffes de l'univers médical. Le retour à la maison parentale est agité mais Pat affiche un optimisme à toute épreuve. Il est prêt à renouer avec son ex-femme, malgré une rupture douloureuse. Ça bat froid à la maison. Son père (Robert de Niro), joueur invétéré et parieur maladif, craint que la sortie de son fils ne soit prépaturée. Pourtant très vite, il veut "mettre" la main sur Pat, son "ange porte-bonheur" qui va lui permettre de gagner gros.
Simultanément, Pat rencontre Tiffany, une jeune et jolie veuve - revenue de tout -, ne croyant en rien. Allez savoir pourquoi, elle va aider Pat à reconquérir sa femme (une copine de sa soeur) en échange d'un service…

On s'attend forcément à une happy ending et c'est le cas mais elle n'intervient pas du tout comme on pourrait s'y attendre.

Ce film, bien joué et bien construit, est attachant. Assurément, le duo de déjantés le plus réussi de ce début d'année. Carton quasi assuré, le film a déjà récolté 8 nominations aux Oscars.

Happiness therapy, un film de David O. Russel avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Robert De Niro et Chris Tucker. En salles le 30 janvier 2013.

Voir un extrait : Youtube: http://youtu.be/bI4wqtacvyA

mercredi 16 janvier 2013

CHIMPANZÉS, un film de Alastair Fothergill et Mark Linfield, label DisneyNature


La première fois que le tout petit Oscar pose sur vous son regard exceptionnel, il est impossible de ne pas s’émerveiller. Cela se produit à chaque fois que le film est projeté : toute la salle tombe sous son charme dès l’instant où il apparaît à l’écran.


Réalisé et produit par Alastair Fothergill (Félins et Un jour sur Terre) et Mark Linfield (Un jour sur Terre), CHIMPANZÉS nous emmène au coeur des forêts d’Afrique, à la rencontre d’un bébé chimpanzé baptisé Oscar, pour nous raconter son histoire vraie et hors du commun.


« Réaliser un film sur les chimpanzés sur grand écran est un défi passionnant car cela n’avait jamais été réellement fait. Ce film représente une extraordinaire opportunité d’emmener les spectateurs au coeur de la forêt tropicale, de leur faire découvrir sa splendeur et son incroyable univers sonore et de leur montrer les chimpanzés comme personne ne les avait encore jamais vus. »  Alastair Fothergill

Le réalisateur Mark Linfield ajoute « Si nous avions écrit cette histoire, personne ne nous aurait crus. Cela a véritablement été une de ces situations où la réalité dépasse la fiction. Nous avons vécu de grands moments dans la forêt de Taï en Côte-d’Ivoire et nous avons eu la chance de pouvoir les filmer. Je suis très heureux que le public puisse vivre la même chose que nous avec CHIMPANZÉS. »

Le pitch. Dans la forêt Taï à l’ouest de la Côte d’ivoire, Oscar est un tout jeune bébé chimpanzé, élevé par sa mère Isha. Jour après jour, elle lui apprend la vie dans la jungle, ses dangers, ses plaisirs, comment trouver de la nourriture, casser des noix, faire son lit pour la nuit. Elle le protège et l'intègre dans la tribu de 35 membres, dirigée par un vieux mâle alpha Freddy. Scar, le mâle dominant d'un clan adverse, jalouse le territoire de Freddy, plus accueillant, mieux fourni en arbres fruitiers… À l'occasion d'une attaque surprise, Isha disparaît… Oscar est seul au monde. Trop jeune pour être autonome, rejeté par la tribu, il est condamné. Sauf que l'improbable va survenir …

Avec CHIMPANZÉS, Mark Linfield, réalisateur lui aussi, réalise un rêve d’enfance. « J’ai toujours voulu faire un film sur les chimpanzés. Aucun animal n’est plus fascinant. Ils peuvent être espiègles et tendres, rusés, affectueux, compétitifs, curieux et tout simplement très amusants. Ils sont exactement comme nous - ou bien c’est nous qui sommes exactement comme eux, à vous de voir. Lorsqu’ils nous regardent depuis le grand écran, il est impossible de ne pas ressentir un lien extraordinaire, de ne pas être totalement envoûté. » 

Quelques mots sur le label DisneyNature.
Le label Disneynature créé en avril 2008 compte à son actif déjà 3 grands films : LES AILES POURPRES en 2008, POLLEN en 2010 et FÉLINS en 2012. La protection de la nature est un pilier majeur du label et les films Disneynature permettent au public de changer les choses. À ce jour, grâce aux donations liées à la première semaine d’exploitation de ses trois premiers films, Disneynature, via le Disney Worldwide Conservation Fund, a planté trois millions d’arbres dans la forêt atlantique brésilienne, créé plus de 16 000 hectares de zone marine protégée aux Bahamas et protégé plus de 26 000 hectares de savane au Kenya.

Chimpanzés (1h18) de Alastair Fothergill et Mark Linfield, en salle le 20 Février 2013.


Découvrez la Kpsule Chimpanzés


  • Pour celles et ceux que cela intéresse, il existe un site www.change.org/fr qui organise des pétitions à l'initiative de particuliers. Une fois inscrit, on choisit ses "sujets" sensibles et lorsqu'une pétition est lancée, on est informé. Par exemple, au moment où je rédige cet article sur Chimpanzés, je viens de signer une pétition sur l'obligation de mette la mention "testé sur les animaux" ou "non testé sur les animaux". 
À vous de voir :https://www.change.org/fr/pétitions/pour-l-ajout-de-la-mention-testé-sur-animaux-ou-non-testé-sur-animaux-sur-chaque-produit?alert_id=gGIfouiRgP_PKrXKtwzcZ&utm_campaign=16558&utm_medium=email&utm_source=action_alert&utm_source=share_petition&utm_medium=url_share&utm_campaign=url_share_before_sign 

samedi 5 janvier 2013

HITCHCOCK, un film de Sacha Gervasi avec Anthony Hopkins et Helen Mirren

Alfred Hitchcock, réalisateur admiré, surnommé "le maître du suspense" n'a jamais réellement eu d'inspiration… Avec le fait que sa femme Alma était co-scénariste de tous ses films, c'est l'un des scoops croustillants qui émaille ce fabuleux film.

Hitchcock s'est peu livré sur sa vie privée. On sait cependant que son oeuvre porte les stigmates des sentiments troubles qui l'habitaient : jalousie, perversion, doute, envie, désir. À partir des bases fournies par le livre de Stephen Rebello (dont est adapté le film), du scénario de John J. McLaughlin et des recherches du réalisateur, on parvient sans doute, à une certaine vérité (voire une vérité certaine) sur l'homme que fut Hitchcock. Et de fait, on apprend quantités de détails sur la manière rude et grossière que le génie du suspense avait de traiter les gens et les femmes en particulier.
Dans ce film, nous sommes à Los Angeles en 1959. Hitchcock a déjà tourné 46 films. Il vient de réaliser un succès énorme avec "La mort aux trousses". Le metteur et sa femme sont à un tournant de leur existence. Hitchcock a besoin de faire du neuf, de l'inédit. Il cherche des idées. Finalement, c'est le jugement d'un meurtrier en série qui va le motiver. Contre l'avis de tous, sa femme Alma, ses amis, ses producteurs, les acteurs, il décide de monter "Psychose". Il va jusqu'à hypothéquer tous leurs biens, maison incluse, pour mener son projet contre vents et marées.
De son côté, Alma, qui se sent à juste titre délaissée et sous-estimée, travaille à l'adaptation d'un roman avec un écrivain dont Hitchcock est maladivement jaloux.
Avec "Psychose" Hitchcock veut choquer. Il se bat sur tous les fronts : financement, censure, comédiens…
Enfin, le film est prêt… et fait un flop en projection privée.
Il faut tout repenser. Alma, une géniale monteuse, vient à la rescousse de son mari. Ensemble, ils coupent, ajoutent, suppriment, dynamisent et surtout ajoutent la musique significative de la scène de la douche.
Pour honorer le contrat signé pour "Psychose", les studios acceptent de diffuser dans 2 salles seulement.
Hitchcock a alors l'idée géniale de "marketer" la sortie de son film et impose aux diffuseurs de respecter un protocole "spécial Psychose" dont tout le monde parle.
Dès la Première, le succès est au rendez-vous que l'on sait. La scène d'Hitchcock aux aguets derrière la porte de la salle est une perle !

Ce film se savoure sans modération et second effet : prévoyez de revoir "Psychose".
Judith Lossmann

HITCHCOCK, un film de Sacha Gervasi avec Anthony Hopkins et Helen Mirren - En salles le 6 février 2013.

jeudi 3 janvier 2013

WEEK-END ROYAL, un film de Roger Michell

Une belle affiche pour ce film en costumes. Bill Murray et Laura Linney campent deux personnages de l'Histoire. Le premier, Franklin Roosevelt, Président des États-Unis d'Amérique. Le second, sa cousine et amante : Daisy.

Nous sommes en Juin 1939. Dans sa propriété campagnarde, le Président Roosevelt coule des jours heureux. Lui et toute sa maisonnée, sa mère, sa femme, sa secrétaire, sa cousine attendent fébrilement la visite du Roi George VI et de son épouse Élisabeth, le couple royal, venu demander le soutien des USA dans la guerre qui se prépare avec l'Allemagne.

Pour cette première visite britannique aux États-Unis, les surprises surgiront de part et d'autre. La rigidité des uns, la décontraction des autres prêteront à des échanges étonnants et parfois à des grands éclats de rire. Rien de tel pour sceller l'amitié entre les Nations ! La scène entre Roosevelt et George VI, dans le bureau après le dîner reste un grand moment humain ! Le dîner en lui-même fut émaillé d'incidents "protocolairement impardonnables" mais l'humour "so British" de George VI va détendre complètement l'atmosphère. Enfin, le pic-nic où Éléanore Roosevelt a décidé de servir des hots dogs au couple royal ne manque pas de cocasserie.

Tout cela est véridique. Les propos et les événements nous sont rapportés par Daisy, la maîtresse officielle du Président des USA, qui tint un journal intime pendant toute sa vie avec Roosevelt. Ce n'est qu'à sa mort (elle avait 100 ans) que l'on découvrit sa relation avec l'homme d'État et l'étrange mode de vie qu'il affectionnait.

Un bon moment de cinéma. Pas de quoi déplacer les foules mais les amateurs d'Histoire, de bons acteurs, d'amusements subtils y trouveront leur compte.
Judith Lossmann

Week-end royal, un film de Roger Michell. En salle le 27 février 2013.

mercredi 28 novembre 2012

LES CINQ LEGENDES

Ho la la la la ! A-t-on déjà fait mieux que cette petite merveille de film d'animation ? Et bien non. Dans le genre joli conte de Noël, je n'ai pas vu mieux depuis… depuis…





Je suis fan des studios Ghibli en général et de Miyazaki Père en particulier mais quand DreamWorks fait des films, c'est presque toujours une garantie de réussite. Ici, avec les Cinq Légendes, c'est du bonheur en branches, en tubes, en lingots, en ce que vous voulez. La réalisation est superbe ! Le scénario est excellent ! Les effets spéciaux sont gigantesques ! La psychologie des personnages est crédible ! L'histoire est belle que voulez-vous.
On adore ces cinq légendes : Le Père Noël, le Marchand de sable (mon personnage préféré), la Fée des Dents (équivalent de notre petite souris), Le Lapin de Pâques et un personnage complément emballant, réussi, attachant que l'on connait peu en Europe Jack Frost !
Un jour, l'Homme de la Lune - qui semble avoir tous les pouvoirs - demande aux Cinq Légendes de se ressaisir car, partout dans le monde, les enfants cessent de croire aux belles histoires et eux, Les Gardiens de l'Enfance sont menacés de disparaître. Un stade critique encore renforcé par la présence du Croquemitaine, de plus en plus influent.
Avec lui, le monde perd ses couleurs et devient de plus en plus sombre…
Pendant ce temps, Jack Frost, se désespère. Personne ne le voit jamais. Il est né dans un lac gelé et depuis s'évertue à "glacer" tout ce qu'il touche. Et soudain, un petit garçon le voit … Et avec lui et ses amis, les Cinq Légendes vont tout faire pour sauver le monde de l'enfance.

Que dire de plus ? C'est juste un ravissement. Il y a une idée à la minute dans ce film. Tout y est traité comme dans un rêve merveilleux. On y va de 5 à 107 ans…

À peine sorti, ce film est déjà culte. Et il le sera pour très très longtemps


Judith Lossmann

jeudi 22 novembre 2012

Thérèse Desqueyroux

Jeune passionnée de littérature, j'avais je m'en souviens, adoré Thérèse Desqueyroux. Aujourd'hui, à la veille d'aller le voir en projection de presse, je n'ai plus aucun souvenir de ce qui m'avait tant attachée à cette oeuvre de François Mauriac.

On connait le synopsis. Dans les Landes, au début du 20e siècle, on arrange les mariages de façon à réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Desqueyroux. Mais le nom et la bourgeoisie n'y change rien, Thérèse a dans la tête des drôles d'idées. Avant-gardistes peut-être. Mais artistiquement folles, c'est sûr. Aussi, quand elle verse un peu trop d'arsenic dans le verre de son nouveau mari - avec lequel elle s'ennuie avec fermeté -personne ne peut être certaine, et elle moi que personne qu'elle veut le tuer.

La performance d'acteurs d'Audrey Tautou et de Gilles Lellouche nous plonge sans problème dans l'univers de l'époque, au point que ce dernier film de Claude Miller semble avoir été tourné dans les années 1950. C'est étrange.

Il n'en demeure pas moins que le sourire discret de Thérèse à la fin du film vaut tous les discours sur la liberté des femmes…

C'est cela que j'avais tellement aimé dans le livre. Je m'en souviens !

Judith Lossmann 

jeudi 1 novembre 2012

FRANKENWEENIE

Le film culte, première oeuvre de l'artiste Burton, enfin réalisée - exactement- comme il l'avait imaginée au tout début de sa carrière. Magnifique et touchant. Tout le caractère exceptionnel du bonhomme Burton était déjà là…




À La Vie Est Belle Voyages, on est tous fans de Tim Burton. Voir l'un de ses films nous fait radicalement tomber en pamoison. Celui-ci tant attendu, et par lui, et par nous, ne déroge évidemment pas à la règle. Et tant pis, si l'on se mouche discrètement dans la salle obscure, histoire de sécher les larmes d'émotion. C'est que nous aussi on l'aime ce gentil Sparky. Et puis, à la place du gamin, le petit génie de Victor, on aurait sûrement aussi branché des câbles pour le ranimer ce chien à la fidélité sans faille. Comme quoi, l'histoire est universelle. À condition d'aimer les animaux !
Côté réalisation, est-ce que l'on peut seulement imaginer critiquer le Maître ?
Vous, peut-être. Nous non.
De toute façon, il n'y a rien à dire. Les critiques sont élogieuses. On a a-do-ré Frankenweenie. Les dessins, l'animation, le noir et blanc, l'atmosphère à la Frankenstein, la connerie des méchants, la solidarité des gentils, le conte qui raconte toujours le combat entre les visionnaires et les imbéciles.
Bref, un chef-d'oeuvre.
Un de plus à rajouter à la liste de Monsieur Burton.

Judith Lossmann

jeudi 11 octobre 2012

CLOCHETTE ET LE SECRET DES FÉES

Le nouveau Disney est un joli petit film pour enfants. Les grands qui aiment Disney, et il y en a, n'y trouveront pas forcément leur compte.

Le personnage de la fée Clochette est l'un des préférés des fans Disney largement devant Mickey. Il aurait fallu être un génie de la résistance pour refuser de faire un film avec Clochette. Celui-ci est réussi, joliment fait, les animations sont belles mais s'adresse vraiment aux tout petits.

L'histoire ?!
Dans le Pays Imaginaire,  il est un endroit merveilleux nommé La Vallée des Fées. On y vit heureux sous le règne de la reine Clarion. Il y fait souvent très beau et chaque fée a reçu un don particulier : harmonie, lumière, faune, flore, vents, eau. Si chacune est responsable de son élément, Clochette, elle, sait concevoir les outils et les objets. C'est une fée bricoleuse.

En face de la Vallée des Fées, s'étend un royaume interdit, celui de l'hiver : la Forêt Blanche. Personne n'a le droit de s'y aventurer. Mais Clochette est curieuse et intrépide. Le mot INTERDIT n'appartient pas à son vocabulaire courant. Elle franchit a frontière et sans le savoir met toutes la Vallée des Fées et toute la Forêt Blanche en danger de disparition.

mercredi 1 août 2012

REBELLE

Forcément on adore les rousses… Bon d'accord ! LOL
Mais bon, plaisanterie mise à part, cette rousse-là est une jolie Rebelle signée par Disney-Pixar pour le meilleur. Ce nouveau personnage au caractère fort est un modèle du genre.

Rebelle vu par La Vie Est Belle Voyages - www.lavieestbellemag.com

Comme tout ce que touche Pixar, le film fonctionne bien. Rebelle "Merida" est crédible. Ses frères sont drôles. Les paysages de son Écosse sont parfaits. Un bon produit, une belle distraction. Au-delà de ces perfections attendues, Merida, la jeune rebelle donne une leçon de force et de courage. Elle n'accepte rien de ce que la vie lui impose et en accepte les conséquences parfois douloureuses. Sans le vouloir, elle va précipiter le royaume de sa famille dans un chaos tel qu'il va lui falloir demander l'aide d'une vieille sorcière un tantinet "alzheimer". Mais avec le soutien de ses amis et de ses frères, la situation finira par s'arranger. Légende oblige !
Allez ça finit bien, c'est normal, c'est la loi du genre mais je n'ai pas boudé mon plaisir.
Judith Lossmann

mercredi 14 mars 2012

CLOCLO !!!


Ce biopic est un chef d’œuvre, je n’ai pas peur de le dire. Il est magnifique. Réussi du début à la fin. L’émotion y est personnifiée. … Le film, Claude François, la performance de Jérémie Renier, la nostalgie (même pour les plus jeunes), l’époque, (tellement lumineuse par rapport à la nôtre) laissent une trace profonde, indélébile. Une empreinte qui vous colle à la peau…

On croit tout connaître de Claude François et c’est vrai. Le film ne nous apprend pas grand chose. Et ceci importe peu. Ce qui compte, c’est ce sublime voyage dans les années 60 et 70, vues au travers du regard des jeunes de l’époque. Ce qui compte, c’est de faire revivre - et avec quel brio, quel talent ! - la fougue, les espoirs et la réalisation des rêves d’un garçon, d’un jeune homme prêt à tout pour être aimé.

On nous a déjà tout dit à la TV, et souvent trop… N’empêche, la performance de Jérémie Renier m’a laissée pantoise. Oui, il a beaucoup travaillé, oui il a été coaché, oui, oui, oui ! N’empêche, il y a un miracle à se fondre avec autant d’aisance dans la peau d’un autre.

Claude François était un tyran !? Peut-être, sans doute, sûrement. N’empêche, trente ans après, tout le monde l’aime encore, tout le monde s’en souvient, tout le monde le regrette…

Alors essayez d’oublier tout ce que l’on vous a dit pendant la promotion du film. Entrez dans la salle comme si preniez une fusée pour un voyage dans le temps. Installez-vous confortablement, pensez à laisser de la place à vos pieds, ils vont bouger et apprêtez-vous à aimer le «mal aimé».


Ce film est un refrain…
Il vous fait un coeur tout neuf
Il vous accroche des ailes
blanches dans le dos
Il vous fait marcher sur des nuages
Et il vous poursuit en un mot
… Cloclo

John Carter


Las de la guerre civile qui fait rage aux États-Unis, le Capitaine John Carter est mystérieusement envoyé sur la planète Barsoom. Là aussi règne un terrible conflit dans lequel il va prendre une place importante. Dans ce monde au bord du gouffre, Carter prend conscience que la survie de la planète dépend de lui…

John Carter est né en juillet 1911 sous la plume d’Edgar Rice Burroughs (ERB). Il apparaît dans des pages du roman «Une princesse de Mars» publié en feuilleton. En octobre 1917, l’histoire est compilée et rencontre un immense succès. Barsoom, le nom imaginé par ERB pour décrire Mars, ses personnages hauts en couleurs donnent naissance à des récits spectaculaires. Crinière au vent, torse bombé, muscles saillants, droit dans ses bottes et fier, John Carter est l’archétype du héros d’aventures romanesques.
Terrien de naissance, profondément attaché à sa Virginie natale, Carter a fait fortune dans la prospection de l’or. À la fin de la guerre Civile, il tente d’échapper aux Apaches en se réfugiant dans une grotte. Il est blessé et laissé là pour mort. C’est du fond de cette grotte, que s’élève la projection mentale de Carter vers Barsoom. Libéré de la gravité terrestre, John Carter acquiert une force et une agilité décuplées. Fait prisonnier par Tars Tarkas, dont il devient l’ami, il tombe amoureux d’une autre prisionnière Dejah Thoris, la princesse de la cité d’hélium, en grand danger.
Il va vite devenir le symbole d’une guerre sans merci entre tribus de Barsoom…
Et l’on retrouve éternellement le combat entre le bien et le mal. Peut importe. L’essentiel est ailleurs. Ce film est un voyage hyper crédible sur une autre planète que la nôtre. Et ça, c’est magnifique.

LA DAME EN NOIR


A réserver aux inconditionnels du dressage de poil.

Daniel Radcliffe abandonne les fantômes de Poudlard pour affronter ceux d’un sombre manoir, hanté par une étrange femme en noir et des enfants morts dans des conditions épouvantables. Adapté d’un roman publié au début des années 80 et qui fut un véritable best seller, le film nous laisse sur notre faim, malgré la présence de la célèbre firme Hammer, spécialiste dans les frissons et les cris.
Seul, le manoir, personnage à part entière de l’histoire, tire son épingle du jeu. La décoration, les meubles, l’ambiance sont des éléments de torture… Avec eux on a peur d’avoir peur.
Alors oui un fanôme, des morts mystérieuses, des gens qui disjonctent, une vieille voiture, la mer qui recouvre tout 12 heures sur 24, mais l’ensemble fonctionne sur trois bougies seulement.
A réserver aux inconditionnels du dressage de poil.

En salles le 14 mars

jeudi 24 mars 2011

BONOBOS un film d'Alain Tixier


Un super film pour sensibiliser les jeunes enfants à la protection des espèces…

Il était une fois au cœur du Congo une espèce de grands singes que l’on ne trouve nulle part ailleurs, les bonobos. Plus intelligents, plus farceurs, plus fascinants que tous les autres singes, ils sont pourtant en voie de disparition. Claudine André, qui consacre sa vie à leur défense, a ouvert une réserve unique au monde. Elle va y accueillir Béni, un petit bonobo capturé par les hommes, qui va réapprendre la vie en communauté et se préparer à affronter les dangers de la jungle.

C'est le jeune Bonobo, Beni, qui prend la parole dans ce documentaire. Il raconte aux enfants "humains", le début de sa vie dans les bras de sa mère. Puis son enlèvement. Puis sa vie si triste dans un bar de la capitale où de stupides humains (mais méritent-ils cette appellation qui suppose un minimum de dignité) le font boire, le font fumer, oublient de le nourrir, l'enferment dans une cage. Heureusement, Beni est reccueilli dans le sanctuaire créé il y a 20 ans par une belge, Claudine André, pour protéger les Bonobos. Requinqué, le jeune Beni prouve son intelligence et son caractère sociable. C'est lui et quelques-uns de ses congénères qui seront remis en liberté…

N'hésitez pas à emmener vos jeunes enfants voir ce film attendrissant certes mais surtout très éducatif. On y apprend beaucoup de choses. Par exemple, les Bonobos sont des grands singes. Ils ont 98% de leur patrimoine génétique en commun avec les être humains. C'est dire si les laisser mourir revient à ne pas intervenir quand un dictateur tue son peuple. Ce que nous ne faisons pas ! Alors ?

A défaut de savoir protéger notre planète et ses espèces, peut-être pouvons-nous éduquer nos enfants… qui le feront eux (peut-être) !

Souhaitons-le.

Soutenons-les : www.lolayabonobo.org

Un film d'Alain Tixier avec la voix de Sandrine Bonnaire. Sortie prévue le 30 mars 2011.

vendredi 4 mars 2011

LES YEUX DE SA MÈRE, un film de Thierry Klifa

Il n'y a qu'une raison valable de voir Les yeux de sa mère et cette raison s'appelle : Nicolas Duvauchelle.

Le pitch : Un écrivain. Certainement de grand talent s'est assigné une mission : dénoncer les secrets de vie de personnalités très en vue qui ne font et ne sont pas ce qu'elles prétendent. C'est le cas de la présentatrice vedette du 20H. Sous le couvert d'un stage, Mathieu, l'écrivain, infiltre la vie de cette journaliste star et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences de toute cette histoire va avoir sur son existence.

Sur le papier, le scénario est intéressant.

Moi ce que j'ai vu sur l'écran c'est une espèce de cafouillage de sentiments absolument déroutant : il aime une femme qui n'aime que son métier au point de faire un enfant qui va tomber amoureux de l'homme qui aime sa mère depuis longtemps mais qui écrit un "méchant" livre sur sa grand-mère, écornant au passage sa mère, la vraie ! Pfouuuu !

Le film est plat, sans aucune des aspérités qu'il voudrait dénoncer. Les invraisemblances se chevauchent. Comme si le réalisateur avait voulu s'assurer la présence de tous les publics : femmes dans la cinquantaine, femmes ayant accouché trop jeunes, enfants adoptés, homosexuels, artistes dans la difficulté.

Un mot sur les acteurs : Catherine Deneuve joue à être Catherine Deneuve et est aussi peu crédible en journaliste star ayant fréquenté les points chauds du globe qu'une entrecôte au beurre dans l'assiette d'un gamin du Darfour en pleine disette alimentaire. Géraldine Pailhas, pleine de grâce, répète à l'envie les trois mouvements qu'il lui reste de son passé de danseuse et paraît n'avoir pas plus d'émotion qu'un poisson rouge auquel on change l'eau de son bocal.

Je passe sur les rôles secondaires avec les remarquables Marisa Parades, Marina Foïs, Jean-Marc Barr que j'ai été ravie de revoir.

Une bonne chose au moins à souligner : le jeune Jean-Batiste Lafarge pour la première fois à l'écran, dégage une animalité et une force stupéfiantes. À suivre.

Et bien sûr, le fil rouge, le conducteur, celui sur qui repose ce film : Nicolas Duvauchelle. Excellent même dans ce scénario à tiroirs. Il est ici, comme d'habitude, rempli d'une quantité phénoménale de talents cumulés. Ses yeux, sa bouche, son corps parlent pour lui. Il est tout simplement incarné et utilise ses fêlures des outils d'une rare efficacité.

Français ( 1H45) de Thierry Klifa avec Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Marisa Paredes, Marina Foïs, Jean-Marc Barr, Jean-Baptiste Lafarge.

RANGO, un film de Gore Verbinski


Western aux pays des rats et autres bestioles…

Alors qu’il mène sa vie sans histoire d’animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d’identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu’on vous demande, c’est de vous fondre dans la masse ?

Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions ... Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu’il se contentait jusque-là d’imiter ?

USA (1H40) de Gore Verbinski avec les voix de Johnny Depp, Isla Fisher, Abigail Breslin, Ned Beatty.