Chaque jour que dieu fait… Un film de Paola Virzi. www.lavieetbellemag.com
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Bienvenue sur le blog Cinéma associé à La Vie Est Belle VOYAGES. Nous sommes des amoureux du cinéma. Nous chroniquons les films que nous avons vus. En découlent coups de coeur, coups de foudre, coups de gong aussi…
samedi 24 août 2013
CHAQUE JOUR QUE DIEU FAIT, un film de Paolo Virzi - Sortie le 4 septembre
LETTRE À MOMO, un film japonais de Hiroyuki Okiura - Sortie le 25 septembre
À onze ans, Momo et sa mère déménagent sur une petite île de Shio où le temps s’est arrêté il y a fort longtemps. Au point que d’étranges phénomènes, fort effrayants pour la fillette surviennent sans éveiller de réelles inquiétudes. Pourtant Momo n’est pas folle. Depuis le jour où sur le bateau qui les conduisait, sa mère et elle loin de Tokyo, et où trois gouttes d’eau lui sont tombées sur l’épaule, elle voit des monstres !
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| Lettre à Momo, un film à voir dès le 25 septembre, pour les fans des studios Ghibli. |
Pas de quoi la rassurer… Elle qui vient de perdre son père. Un marin, disparu en mer. Tout ce qui lui reste, c’est un début de lettre qu’il lui a écrit avant son départ, qui commence par "Chère Momo"…
Momo s’ennuie ferme sur son île. Toutes les tentatives pour intégrer le peu de jeunesse locale échouent. Et ces monstres, de plus en plus visibles, qu’elle seule voit, qui lui parlent vont finir par remplir sa vie…
Débute alors une étrange amitié où les plus tyranniques ne sont pas ceux que l’on croit…
Évidemment ces monstres ne sont pas là par hasard…
Entièrement réalisé de façon traditionnelle - à la main, ce film d’animation a nécessité 7 ans de travail. Tout en profondeur et en sensibilité, il nous conte l’histoire émouvante de la fin de l’enfance. Visuellement impeccable et même mieux que ça, Lettre à Momo réserve des moments de franche rigolade.
vendredi 23 août 2013
The Way, le dernier film de Emilio Estevez avec Martin Sheen. Au cinéma le 25 septembre
- tout recommencer
- essayer de comprendre
- se faire face
- se pardonner… peut-être
Tom Avery (Martin Sheen), médecin américain confortablement installé dans une vie de routine se rend en France, où son fils vient de disparaître dans un accident de montagne. À son arrivée, il est accueilli par le Capitaine Henri (Tchéky Karyo), un gendarme au grand coeur qui lui apprend que son fils venait tout juste de débuter le "camino", le Chemin de Compostelle. Forcé de ramener le corps de son fils aux USA, se pose la question de la meilleure façon de le faire. L’incinération semble la méthode la plus simple.
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| The Way (chemin de Compostelle), en salles le 25 septembre. www…lavieestbellemag.com |
Sur sa route, il croise bien des personnages. Peu retiennent son attention. Mais avec leur mystère, leur gouaille, leur secret, Jack l’Irlandais, Sarah la canadienne et Joost le hollandais vont réussir à pénétrer le coeur de Tom. La tâche est ardue mais "marcher ensemble" crée des liens indéfectibles.
INFOS DE DERNIÈRE MINUTE
"THE WAY, La Route Ensemble" réalisé par Emilio Estevez avec Martin Sheen sortira le 25 Septembre. Des avant-premières exceptionnelles du film se sont déroulées depuis le 9 août dans des salles de cinéma situées le long des quatre chemins de Compostelle.
Démarrant à Actes, à Gap (chemin d’Arles) ou au Puy-en-Velay (chemin du Puy), elles se sont prolongées à travers la France (comme à Sarlat, non loin de Rocamadour où étaient célébrés les 100 ans du pèlerinage) pour finir là où trois des chemins convergent : à Saint-Jean-Pied-de-Port le 20 août.
Les cinémas ont fait salle comble près de la frontière espagnole (Saint-Jean-Pied-de-port, Saint-Palais) mais aussi dans certaines des villes jalonnant le chemin (Tours, Castres, Périgueux, Compiègne, Caussade…).
Les nombreux spectateurs semblaient ravis de l’émotion suscitée par le film.
En 15 jours, "The Way la route ensemble" aura réuni 4000 spectateurs en avant-première dans une cinquantaine de cinémas, dont un tiers le long des quatre chemins de Compostelle.
Encore une cinquantaine d’avant-premières se dérouleront dans toute la France d’ici début la rentrée de Septembre.
jeudi 22 août 2013
DIANA, le nouveau film de Oliver Hirschbiegel au cinéma le 2 octobre
Deux ans, presque jour pour jour avant son accident mortel, Diana rencontre un chirurgien cardiaque, Hasnat Khan, au Royal Brompton hospital de Londres. Pour elle, dès le premier regard, c’est le coup de foudre. Non, c’est l’amour. Certainement celui qu’elle a attendu toute sa vie.
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| Diana avec Naomi Watts. © www.lavieestbellemag.com |
Pour Hasnat, les évidences le sont… moins mais il est séduit par cette princesse qui ignore comment on fait cuire les pâtes, qui s’étonne qu’un hamburger se prépare (elle croyait qu’ils étaient tout faits) et qui regardant un match de foot, se demande à la fin de quelle équipe sont les bleus ? Après une courte valse-hésitation, les jeux sont faits, ils sont amoureux. Par miracle et à force de subterfuge, Diana réussit à cacher cette liaison pendant de longs mois. Des mois, où, la princesse se transforme en "presque" femme de tous les jours.
Ça ne durera pas.
Quand le pot-aux-roses est découvert par la presse britannique, la situation de cocasse devient franchement gênante. Rien ne va plus.
Le divorce ayant été prononcé, Diana est libre de se remarier. Mais bien des raisons retiennent Hasnat… Elle est Princesse, chrétienne, divorcée et mondialement célèbre. Il est musulman, a la passion de son métier et possède une famille qui s’oppose à ce mariage.
De toute façon, on connait la fin du film (et je n’ai jamais autant regretté que les smartphones n’aient pas existé en 1997)
Mais ce que la presse n’a pas raconté c’est l’histoire intime de cette princesse qui n’en pouvait plus d’être un fantasme international, qui voulait à tout prix être une autre. Etre une femme aimée et aimante. Par amour, elle aurait vécu dans un camping-car ou une roulotte. Ces combats, réussis, contre les mines anti-personnelles sont sans doute le visage le plus vrai et le plus sincère de Lady Diana. Et ce très joli film le montre avec acuité et vérité du coeur.
À voir et à revoir sans modération.
Diana, un film d’Oliver Hirschbiegel avec Naomi Watts et Naveen Andrews - En salles le 2 octobre 2013.
dimanche 23 juin 2013
LEAVE IT ON THE FLOOR, un film de Sheldon Larry - Sortie le 7 Août 2013.
De nombreux jeunes sont violemment confrontés à l’homophobie ambiante. La situation de Brad reflète celle des jeunes homosexuels qui subissent quotidiennement des discours dégradants. Comme Brad, les jeunes sont poussés au désespoir. Le taux de tentatives de suicide des jeunes homosexuels est douze fois plus élevé que celui des jeunes hétérosexuels.
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| Leave it on the floor - www.lavieestbellemag.com |
… Quelque part en Californie, des jeunes gens blacks, homos et Drag Queen, organisent des "battles" sur le dance floor. Chaque groupe est organisé en tribu, une famille fictive, recomposée autour d’affinités, d’attirances et surtout du talent de chacun. Les uns sont plus doués pour créer des vêtements, d’autres pour la coiffure, le maquillage. Le top, bien sûr, tant d’être bon, voire excellent en dance… Sous la direction de la légendaire Reine de la Scène "Mama Queef Latina", se déroule ainsi une vie régit par des règles strictes que tout le clan, s’engage à suivre.
Avec l’arrivée inopinée de Brad, chassé de chez lui par sa mère qui vient de découvrir son homosexualité, va naître un "gentil" bordel qui fiche en l’air l’autorité de Mama et sème la zizanie au sein du groupe. Le film s’appuie sur l’histoire d’amour naissante entre Brad et Carter pour décrypter les codes de ces battles, moments amusants et sexy, chorégraphiées telles des comédies musicales et pour dénoncer ce fléau social qu’est le refus de l’homosexualité de son enfant dans les communautés noires. Pour preuve, la très belle scène dans l’église qui oppose le clan des "straights" au clan des "homos", lors de l’enterrement de l’un des leurs, donne lieu à un échange en chanson "His name is Shauw and now he’s gawn" émouvant et magnifiquement interprété.
Au final, on découvre un monde bien réel, mal connu, attachant et cocasse qui fait ce qu’il peut pour vivre malgré tout.
Racistes, homophobes, passez votre chemin.
Les autres découvriront avec intérêt cette culture underground des ballets de Los Angeles et une bande d’acteurs magnifiques.
dimanche 2 juin 2013
L’AUTRE VIE DE RICHARD KEMP, un film de Germinal Alvarez
Le Commandant Richard Kemp, la cinquantaine assumée, est un bon flic qui connaît ses dossiers et ne lâche rien. Quand il arrive sur les lieux de découverte d’un cadavre féminin, il lui semble reconnaître les protocoles d’un tueur en série, baptisé le "Perce-Oreille". Un meurtrier qu’il a traqué sans succès au début de sa carrière. Son seul témoin, Hélène Batistelli, ne lui est pas d’une grande utilité.
Quelques jours après, il est victime d’un étrange phénomène qui le renvoie 20 ans en arrière, en mai 1989, à la veille du premier meurtre du Perce-Oreille. Il va tout tenter pour empêcher cette succession de meurtres mais un type se met en travers de sa route : un inspecteur qui n’est autre que lui-même, 20 ans plus tôt…
Hélène, qui ignore tout de lui, va alors croiser son chemin…
OH Boy, un film de Jan Ole Gerster avec Tom Schilling
À peine réveillé, il veut prendre un café dans son nouvel appartement où trônent les cartons. Pas de chance, il n’a plus de café… Il sort pour en prendre un au bar du coin. Pas de chance, la machine est en panne… Plus loin, impossible de prendre autre chose qu’un cappucino plus cher qu’un simple expresso mais pas de chance, il n’a plus assez d’espèces. Il va au distributeur automatique de billets mais pas de chance, sa carte est avalée…
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| oh boy, un film de Jan Ole Gerster |
Et chaque difficulté de cette interminable journée où tout va monter crescendo va devenir une véritable leçon de vie. Toute la journée face aux difficultés : sa copine le quitte, son père le convoque, il fait de mauvaises rencontres, il voudra se réconforter avec une bonne tasse de café…
Parti de chez lui éternel étudiant, il rentre le lendemain matin complètement différent. Filmé à la façon "nouvelle vague", en noir et blanc, ce sont les compagnons de route de Niko qui en dessinent le portrait. Celui d’un jeune trentenaire qui a besoin de grandir… Vite.
samedi 26 janvier 2013
LINCOLN de Steven Spielberg avec Daniel Day-Lewis
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| Lincoln de Spielberg sur le Littéroscope de La Vie Est Belle Voyages |
On lui reproche sa longueur. Sa trop longue introduction poussive. Son manque d'ambition. Annoncé comme un chef-d'oeuvre, ce biopic servi par une brochette d'acteurs émérites est l'adaptation par Tony Kushner de "Team of Rivals" de Doris Kearns Goodwin.
Depuis 20 ans, Spielberg en rêve.
Depuis 7 ans, il travaille dessus.
Les images d'introduction nous jettent en pleine guerre… dans les vapeurs de poudre, dans la boue, dans la rage, les cris et la fureur.
Suit une magnifique scène. Lincoln assis sur un banc posé sur une haute estrade, il est immense. Est-il vivant ou mort ? Est-ce une sculpture ? En ombre chinoise, dans le crépuscule d'une journée de guerre comme les autres, Lincoln, écoute avec attention deux soldats noirs et nordistes ! Le Président comme un père écoute et rassure, affligé d'envoyer d'aussi jeunes gens à la boucherie…
Ensuite, on pénètre une seconde phase du film. Celle des couloirs politiques. Celle, soporifique qui éloigne les spectateurs du film. Celle, pourtant indispensable, qui pose la situation politique du moment.
Il faut résister et atteindre la belle troisième partie du film. Celle où tout se joue. Celle où Madame Mary Todd Lincoln admoneste vertement Thaddeus Stevens. Un régal. Celle où pour gagner sa cause (abolir l'esclavage en jurant qu'il veut mettre fin à la guerre), Lincoln accepte de devenir un politicien politicard qui compose, paie, achète, ment…
Et arrive la sublime scène du vote du 13ème amendement que chaque spectacteur vivra en fonction de ses convictions personnelles. Les miennes étant celles d'Abraham Lincoln, j'étais scotchée sur mon siège, ne sachant trop si, historiquement, ce fut bien le 31 janvier 1865 que fut voté l'amendement. J'avais peur que ça ne passe pas !
Voir le visage éblouissant de fierté des candidat au non, finalement se prononcer pour un oui et ce faisant, comprendre dans un éclair le rôle essentiel qu'ils jouent pour le futur de leur nation… c'est magnifique.
La foule en liesse, les plans sur la bannière étoilée qui soudain prend tout son sens, cette unité créée ce jour-là et que nous lui envions encore aujourd'hui, toute cette grandeur de l'Amérique dont on rêve encore… tout cela est merveilleusement filmé et discrètement dit par un Steven Spielberg, fier de son pays, fier de sa nation, fier d'Abraham Lincoln… La légende !
Une légende incarnée par un Daniel Day Lewis au sommet de l'interprétation. En moins de 5 secondes, on se sent projeté dans le passé pour vivre l'aventure à ses côtés. Le visage de l'acteur est si proche de l'original, que je me demande comment il a réussi à sortir de ce rôle présidentiel. En campant avec brio ce seizième président des États-Unis d'Amérique, Daniel Day Lewis s'associe pour toujours à l'abolition de l'esclavage.
Un mot encore. Tommy Lee Jones au visage ravagé, au physique épuisé incarne Thaddeus Stevens. Un homme politique de premier plan, jouant double jeu, usant de sa puissance de conviction, pour atteindre - moment de grâce historique et cinématographique - son apogée dans les dernières secondes du film.
Alors voir ou pas voir Lincoln ? Je l'ai vu. Je le conseille…
mardi 22 janvier 2013
HAPPINESS therapy, un film de David O. Russel
Il suffit de patienter encore quelques minutes et le charme agit. Pour être honnête, il agit simultanément à l'arrivée de Jennifer Lawrence, encore plus frappée que Bradley Cooper. Hé oui, c'est possible.
Il est temps de parler du pitch.
Pat Solatano (Bradley Cooper) emménage chez ses parents à sa sortie de l'hôpital psychiatrique où il vient d'effectuer un séjour de 8 mois. Sa mère est venue le tirer des griffes de l'univers médical. Le retour à la maison parentale est agité mais Pat affiche un optimisme à toute épreuve. Il est prêt à renouer avec son ex-femme, malgré une rupture douloureuse. Ça bat froid à la maison. Son père (Robert de Niro), joueur invétéré et parieur maladif, craint que la sortie de son fils ne soit prépaturée. Pourtant très vite, il veut "mettre" la main sur Pat, son "ange porte-bonheur" qui va lui permettre de gagner gros.
Simultanément, Pat rencontre Tiffany, une jeune et jolie veuve - revenue de tout -, ne croyant en rien. Allez savoir pourquoi, elle va aider Pat à reconquérir sa femme (une copine de sa soeur) en échange d'un service…
On s'attend forcément à une happy ending et c'est le cas mais elle n'intervient pas du tout comme on pourrait s'y attendre.
Ce film, bien joué et bien construit, est attachant. Assurément, le duo de déjantés le plus réussi de ce début d'année. Carton quasi assuré, le film a déjà récolté 8 nominations aux Oscars.
Voir un extrait : Youtube: http://youtu.be/bI4wqtacvyA
mercredi 16 janvier 2013
CHIMPANZÉS, un film de Alastair Fothergill et Mark Linfield, label DisneyNature
Le pitch. Dans la forêt Taï à l’ouest de la Côte d’ivoire, Oscar est un tout jeune bébé chimpanzé, élevé par sa mère Isha. Jour après jour, elle lui apprend la vie dans la jungle, ses dangers, ses plaisirs, comment trouver de la nourriture, casser des noix, faire son lit pour la nuit. Elle le protège et l'intègre dans la tribu de 35 membres, dirigée par un vieux mâle alpha Freddy. Scar, le mâle dominant d'un clan adverse, jalouse le territoire de Freddy, plus accueillant, mieux fourni en arbres fruitiers… À l'occasion d'une attaque surprise, Isha disparaît… Oscar est seul au monde. Trop jeune pour être autonome, rejeté par la tribu, il est condamné. Sauf que l'improbable va survenir …
Avec CHIMPANZÉS, Mark Linfield, réalisateur lui aussi, réalise un rêve d’enfance. « J’ai toujours voulu faire un film sur les chimpanzés. Aucun animal n’est plus fascinant. Ils peuvent être espiègles et tendres, rusés, affectueux, compétitifs, curieux et tout simplement très amusants. Ils sont exactement comme nous - ou bien c’est nous qui sommes exactement comme eux, à vous de voir. Lorsqu’ils nous regardent depuis le grand écran, il est impossible de ne pas ressentir un lien extraordinaire, de ne pas être totalement envoûté. »
Quelques mots sur le label DisneyNature.
Chimpanzés (1h18) de Alastair Fothergill et Mark Linfield, en salle le 20 Février 2013.
- Pour celles et ceux que cela intéresse, il existe un site www.change.org/fr qui organise des pétitions à l'initiative de particuliers. Une fois inscrit, on choisit ses "sujets" sensibles et lorsqu'une pétition est lancée, on est informé. Par exemple, au moment où je rédige cet article sur Chimpanzés, je viens de signer une pétition sur l'obligation de mette la mention "testé sur les animaux" ou "non testé sur les animaux".
samedi 5 janvier 2013
HITCHCOCK, un film de Sacha Gervasi avec Anthony Hopkins et Helen Mirren
Hitchcock s'est peu livré sur sa vie privée. On sait cependant que son oeuvre porte les stigmates des sentiments troubles qui l'habitaient : jalousie, perversion, doute, envie, désir. À partir des bases fournies par le livre de Stephen Rebello (dont est adapté le film), du scénario de John J. McLaughlin et des recherches du réalisateur, on parvient sans doute, à une certaine vérité (voire une vérité certaine) sur l'homme que fut Hitchcock. Et de fait, on apprend quantités de détails sur la manière rude et grossière que le génie du suspense avait de traiter les gens et les femmes en particulier.
Dans ce film, nous sommes à Los Angeles en 1959. Hitchcock a déjà tourné 46 films. Il vient de réaliser un succès énorme avec "La mort aux trousses". Le metteur et sa femme sont à un tournant de leur existence. Hitchcock a besoin de faire du neuf, de l'inédit. Il cherche des idées. Finalement, c'est le jugement d'un meurtrier en série qui va le motiver. Contre l'avis de tous, sa femme Alma, ses amis, ses producteurs, les acteurs, il décide de monter "Psychose". Il va jusqu'à hypothéquer tous leurs biens, maison incluse, pour mener son projet contre vents et marées.
De son côté, Alma, qui se sent à juste titre délaissée et sous-estimée, travaille à l'adaptation d'un roman avec un écrivain dont Hitchcock est maladivement jaloux.
Avec "Psychose" Hitchcock veut choquer. Il se bat sur tous les fronts : financement, censure, comédiens…
Enfin, le film est prêt… et fait un flop en projection privée.
Il faut tout repenser. Alma, une géniale monteuse, vient à la rescousse de son mari. Ensemble, ils coupent, ajoutent, suppriment, dynamisent et surtout ajoutent la musique significative de la scène de la douche.
Pour honorer le contrat signé pour "Psychose", les studios acceptent de diffuser dans 2 salles seulement.
Hitchcock a alors l'idée géniale de "marketer" la sortie de son film et impose aux diffuseurs de respecter un protocole "spécial Psychose" dont tout le monde parle.
Dès la Première, le succès est au rendez-vous que l'on sait. La scène d'Hitchcock aux aguets derrière la porte de la salle est une perle !
Ce film se savoure sans modération et second effet : prévoyez de revoir "Psychose".
jeudi 3 janvier 2013
WEEK-END ROYAL, un film de Roger Michell
Nous sommes en Juin 1939. Dans sa propriété campagnarde, le Président Roosevelt coule des jours heureux. Lui et toute sa maisonnée, sa mère, sa femme, sa secrétaire, sa cousine attendent fébrilement la visite du Roi George VI et de son épouse Élisabeth, le couple royal, venu demander le soutien des USA dans la guerre qui se prépare avec l'Allemagne.
Pour cette première visite britannique aux États-Unis, les surprises surgiront de part et d'autre. La rigidité des uns, la décontraction des autres prêteront à des échanges étonnants et parfois à des grands éclats de rire. Rien de tel pour sceller l'amitié entre les Nations ! La scène entre Roosevelt et George VI, dans le bureau après le dîner reste un grand moment humain ! Le dîner en lui-même fut émaillé d'incidents "protocolairement impardonnables" mais l'humour "so British" de George VI va détendre complètement l'atmosphère. Enfin, le pic-nic où Éléanore Roosevelt a décidé de servir des hots dogs au couple royal ne manque pas de cocasserie.
Tout cela est véridique. Les propos et les événements nous sont rapportés par Daisy, la maîtresse officielle du Président des USA, qui tint un journal intime pendant toute sa vie avec Roosevelt. Ce n'est qu'à sa mort (elle avait 100 ans) que l'on découvrit sa relation avec l'homme d'État et l'étrange mode de vie qu'il affectionnait.
Un bon moment de cinéma. Pas de quoi déplacer les foules mais les amateurs d'Histoire, de bons acteurs, d'amusements subtils y trouveront leur compte.
mercredi 28 novembre 2012
LES CINQ LEGENDES
Ho la la la la ! A-t-on déjà fait mieux que cette petite merveille de film d'animation ? Et bien non. Dans le genre joli conte de Noël, je n'ai pas vu mieux depuis… depuis…
Je suis fan des studios Ghibli en général et de Miyazaki Père en particulier mais quand DreamWorks fait des films, c'est presque toujours une garantie de réussite. Ici, avec les Cinq Légendes, c'est du bonheur en branches, en tubes, en lingots, en ce que vous voulez. La réalisation est superbe ! Le scénario est excellent ! Les effets spéciaux sont gigantesques ! La psychologie des personnages est crédible ! L'histoire est belle que voulez-vous.
On adore ces cinq légendes : Le Père Noël, le Marchand de sable (mon personnage préféré), la Fée des Dents (équivalent de notre petite souris), Le Lapin de Pâques et un personnage complément emballant, réussi, attachant que l'on connait peu en Europe Jack Frost !
Un jour, l'Homme de la Lune - qui semble avoir tous les pouvoirs - demande aux Cinq Légendes de se ressaisir car, partout dans le monde, les enfants cessent de croire aux belles histoires et eux, Les Gardiens de l'Enfance sont menacés de disparaître. Un stade critique encore renforcé par la présence du Croquemitaine, de plus en plus influent.
Avec lui, le monde perd ses couleurs et devient de plus en plus sombre…
Pendant ce temps, Jack Frost, se désespère. Personne ne le voit jamais. Il est né dans un lac gelé et depuis s'évertue à "glacer" tout ce qu'il touche. Et soudain, un petit garçon le voit … Et avec lui et ses amis, les Cinq Légendes vont tout faire pour sauver le monde de l'enfance.
Que dire de plus ? C'est juste un ravissement. Il y a une idée à la minute dans ce film. Tout y est traité comme dans un rêve merveilleux. On y va de 5 à 107 ans…
À peine sorti, ce film est déjà culte. Et il le sera pour très très longtemps
Judith Lossmann
jeudi 22 novembre 2012
Thérèse Desqueyroux
On connait le synopsis. Dans les Landes, au début du 20e siècle, on arrange les mariages de façon à réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Desqueyroux. Mais le nom et la bourgeoisie n'y change rien, Thérèse a dans la tête des drôles d'idées. Avant-gardistes peut-être. Mais artistiquement folles, c'est sûr. Aussi, quand elle verse un peu trop d'arsenic dans le verre de son nouveau mari - avec lequel elle s'ennuie avec fermeté -personne ne peut être certaine, et elle moi que personne qu'elle veut le tuer.
La performance d'acteurs d'Audrey Tautou et de Gilles Lellouche nous plonge sans problème dans l'univers de l'époque, au point que ce dernier film de Claude Miller semble avoir été tourné dans les années 1950. C'est étrange.
Il n'en demeure pas moins que le sourire discret de Thérèse à la fin du film vaut tous les discours sur la liberté des femmes…
C'est cela que j'avais tellement aimé dans le livre. Je m'en souviens !
Judith Lossmann
jeudi 1 novembre 2012
FRANKENWEENIE
À La Vie Est Belle Voyages, on est tous fans de Tim Burton. Voir l'un de ses films nous fait radicalement tomber en pamoison. Celui-ci tant attendu, et par lui, et par nous, ne déroge évidemment pas à la règle. Et tant pis, si l'on se mouche discrètement dans la salle obscure, histoire de sécher les larmes d'émotion. C'est que nous aussi on l'aime ce gentil Sparky. Et puis, à la place du gamin, le petit génie de Victor, on aurait sûrement aussi branché des câbles pour le ranimer ce chien à la fidélité sans faille. Comme quoi, l'histoire est universelle. À condition d'aimer les animaux !
Côté réalisation, est-ce que l'on peut seulement imaginer critiquer le Maître ?
Vous, peut-être. Nous non.
De toute façon, il n'y a rien à dire. Les critiques sont élogieuses. On a a-do-ré Frankenweenie. Les dessins, l'animation, le noir et blanc, l'atmosphère à la Frankenstein, la connerie des méchants, la solidarité des gentils, le conte qui raconte toujours le combat entre les visionnaires et les imbéciles.
Bref, un chef-d'oeuvre.
Un de plus à rajouter à la liste de Monsieur Burton.
Judith Lossmann
jeudi 11 octobre 2012
CLOCHETTE ET LE SECRET DES FÉES
Le personnage de la fée Clochette est l'un des préférés des fans Disney largement devant Mickey. Il aurait fallu être un génie de la résistance pour refuser de faire un film avec Clochette. Celui-ci est réussi, joliment fait, les animations sont belles mais s'adresse vraiment aux tout petits.
L'histoire ?!
Dans le Pays Imaginaire, il est un endroit merveilleux nommé La Vallée des Fées. On y vit heureux sous le règne de la reine Clarion. Il y fait souvent très beau et chaque fée a reçu un don particulier : harmonie, lumière, faune, flore, vents, eau. Si chacune est responsable de son élément, Clochette, elle, sait concevoir les outils et les objets. C'est une fée bricoleuse.
En face de la Vallée des Fées, s'étend un royaume interdit, celui de l'hiver : la Forêt Blanche. Personne n'a le droit de s'y aventurer. Mais Clochette est curieuse et intrépide. Le mot INTERDIT n'appartient pas à son vocabulaire courant. Elle franchit a frontière et sans le savoir met toutes la Vallée des Fées et toute la Forêt Blanche en danger de disparition.
mercredi 1 août 2012
REBELLE
Mais bon, plaisanterie mise à part, cette rousse-là est une jolie Rebelle signée par Disney-Pixar pour le meilleur. Ce nouveau personnage au caractère fort est un modèle du genre.
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| Rebelle vu par La Vie Est Belle Voyages - www.lavieestbellemag.com |
Comme tout ce que touche Pixar, le film fonctionne bien. Rebelle "Merida" est crédible. Ses frères sont drôles. Les paysages de son Écosse sont parfaits. Un bon produit, une belle distraction. Au-delà de ces perfections attendues, Merida, la jeune rebelle donne une leçon de force et de courage. Elle n'accepte rien de ce que la vie lui impose et en accepte les conséquences parfois douloureuses. Sans le vouloir, elle va précipiter le royaume de sa famille dans un chaos tel qu'il va lui falloir demander l'aide d'une vieille sorcière un tantinet "alzheimer". Mais avec le soutien de ses amis et de ses frères, la situation finira par s'arranger. Légende oblige !
Allez ça finit bien, c'est normal, c'est la loi du genre mais je n'ai pas boudé mon plaisir.
Judith Lossmann
mercredi 14 mars 2012
CLOCLO !!!

Ce biopic est un chef d’œuvre, je n’ai pas peur de le dire. Il est magnifique. Réussi du début à la fin. L’émotion y est personnifiée. … Le film, Claude François, la performance de Jérémie Renier, la nostalgie (même pour les plus jeunes), l’époque, (tellement lumineuse par rapport à la nôtre) laissent une trace profonde, indélébile. Une empreinte qui vous colle à la peau…
John Carter

Las de la guerre civile qui fait rage aux États-Unis, le Capitaine John Carter est mystérieusement envoyé sur la planète Barsoom. Là aussi règne un terrible conflit dans lequel il va prendre une place importante. Dans ce monde au bord du gouffre, Carter prend conscience que la survie de la planète dépend de lui…
LA DAME EN NOIR

jeudi 24 mars 2011
BONOBOS un film d'Alain Tixier

Un super film pour sensibiliser les jeunes enfants à la protection des espèces…
Il était une fois au cœur du Congo une espèce de grands singes que l’on ne trouve nulle part ailleurs, les bonobos. Plus intelligents, plus farceurs, plus fascinants que tous les autres singes, ils sont pourtant en voie de disparition. Claudine André, qui consacre sa vie à leur défense, a ouvert une réserve unique au monde. Elle va y accueillir Béni, un petit bonobo capturé par les hommes, qui va réapprendre la vie en communauté et se préparer à affronter les dangers de la jungle.
C'est le jeune Bonobo, Beni, qui prend la parole dans ce documentaire. Il raconte aux enfants "humains", le début de sa vie dans les bras de sa mère. Puis son enlèvement. Puis sa vie si triste dans un bar de la capitale où de stupides humains (mais méritent-ils cette appellation qui suppose un minimum de dignité) le font boire, le font fumer, oublient de le nourrir, l'enferment dans une cage. Heureusement, Beni est reccueilli dans le sanctuaire créé il y a 20 ans par une belge, Claudine André, pour protéger les Bonobos. Requinqué, le jeune Beni prouve son intelligence et son caractère sociable. C'est lui et quelques-uns de ses congénères qui seront remis en liberté…
N'hésitez pas à emmener vos jeunes enfants voir ce film attendrissant certes mais surtout très éducatif. On y apprend beaucoup de choses. Par exemple, les Bonobos sont des grands singes. Ils ont 98% de leur patrimoine génétique en commun avec les être humains. C'est dire si les laisser mourir revient à ne pas intervenir quand un dictateur tue son peuple. Ce que nous ne faisons pas ! Alors ?
A défaut de savoir protéger notre planète et ses espèces, peut-être pouvons-nous éduquer nos enfants… qui le feront eux (peut-être) !
Souhaitons-le.
Soutenons-les : www.lolayabonobo.org
Un film d'Alain Tixier avec la voix de Sandrine Bonnaire. Sortie prévue le 30 mars 2011.
vendredi 4 mars 2011
LES YEUX DE SA MÈRE, un film de Thierry Klifa
Il n'y a qu'une raison valable de voir Les yeux de sa mère et cette raison s'appelle : Nicolas Duvauchelle.Le pitch : Un écrivain. Certainement de grand talent s'est assigné une mission : dénoncer les secrets de vie de personnalités très en vue qui ne font et ne sont pas ce qu'elles prétendent. C'est le cas de la présentatrice vedette du 20H. Sous le couvert d'un stage, Mathieu, l'écrivain, infiltre la vie de cette journaliste star et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences de toute cette histoire va avoir sur son existence.
Sur le papier, le scénario est intéressant.
Moi ce que j'ai vu sur l'écran c'est une espèce de cafouillage de sentiments absolument déroutant : il aime une femme qui n'aime que son métier au point de faire un enfant qui va tomber amoureux de l'homme qui aime sa mère depuis longtemps mais qui écrit un "méchant" livre sur sa grand-mère, écornant au passage sa mère, la vraie ! Pfouuuu !
Le film est plat, sans aucune des aspérités qu'il voudrait dénoncer. Les invraisemblances se chevauchent. Comme si le réalisateur avait voulu s'assurer la présence de tous les publics : femmes dans la cinquantaine, femmes ayant accouché trop jeunes, enfants adoptés, homosexuels, artistes dans la difficulté.
Un mot sur les acteurs : Catherine Deneuve joue à être Catherine Deneuve et est aussi peu crédible en journaliste star ayant fréquenté les points chauds du globe qu'une entrecôte au beurre dans l'assiette d'un gamin du Darfour en pleine disette alimentaire. Géraldine Pailhas, pleine de grâce, répète à l'envie les trois mouvements qu'il lui reste de son passé de danseuse et paraît n'avoir pas plus d'émotion qu'un poisson rouge auquel on change l'eau de son bocal.
Je passe sur les rôles secondaires avec les remarquables Marisa Parades, Marina Foïs, Jean-Marc Barr que j'ai été ravie de revoir.
Une bonne chose au moins à souligner : le jeune Jean-Batiste Lafarge pour la première fois à l'écran, dégage une animalité et une force stupéfiantes. À suivre.
Et bien sûr, le fil rouge, le conducteur, celui sur qui repose ce film : Nicolas Duvauchelle. Excellent même dans ce scénario à tiroirs. Il est ici, comme d'habitude, rempli d'une quantité phénoménale de talents cumulés. Ses yeux, sa bouche, son corps parlent pour lui. Il est tout simplement incarné et utilise ses fêlures des outils d'une rare efficacité.
Français ( 1H45) de Thierry Klifa avec Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Marisa Paredes, Marina Foïs, Jean-Marc Barr, Jean-Baptiste Lafarge.
RANGO, un film de Gore Verbinski

Western aux pays des rats et autres bestioles…
Alors qu’il mène sa vie sans histoire d’animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d’identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu’on vous demande, c’est de vous fondre dans la masse ?
Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions ... Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu’il se contentait jusque-là d’imiter ?
USA (1H40) de Gore Verbinski avec les voix de Johnny Depp, Isla Fisher, Abigail Breslin, Ned Beatty.























